Embargo commercial russe: N'oublions pas nos transporteurs

En décrétant, le 7 août 2014, un embargo sur la plupart des produits alimentaires européens, la Russie a répondu aux sanctions économiques de l’Union européenne par une véritable guerre commerciale.
Pour pallier aux premières pertes causées par l'embargo commercial russe, la Commission européenne a mis en place un premier plan d'aide pour les secteurs agroalimentaires les plus touchés.

Nous ne devons cependant pas perdre de vue l'ensemble des secteurs et sous-traitants qui participent de manière indirecte aux échanges avec la Russie.
En effet, les produits agroalimentaires nourrissent de nombreux circuits économiques, notamment celui du transport commercial.
Les grands ports qui entretenaient jusque-là des relations commerciales quasi quotidiennes avec la Russie, tels que Dunkerque, Calais, Le Havre ou encore Rouen en France, ainsi que les filières des transports routiers et fluviaux, vont très rapidement pâtir du gel de ces échanges.
De plus, en trouvant de nouveaux partenaires en Égypte ou au Brésil, la Russie participe au développement d'entreprises de transport qui posent à l'Europe des problèmes de concurrence certains.
J’ai ainsi demandé à la Commission européenne d’étudier l'impact de l'embargo sur les secteurs du transport commercial et de proposer des aides concrètes pour ceux-ci. J'ai également rappelé que l'Union européenne ne pourra répondre efficacement à cet embargo qu'en trouvant rapidement des marchés alternatifs.

Pour la Délégation française du PPE-UMP,
Jérôme LAVRILLEUX
Député au Parlement européen
Conseiller général de l’Aisne